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Comprendre les zones d’intensité en course à pied

  • runelles
  • 27 août 2025
  • 2 min de lecture

Pour progresser efficacement en course à pied, il ne suffit pas d’enchaîner les kilomètres. La clé réside dans la gestion des intensités. Les entraîneurs et physiologistes utilisent généralement une classification en 5 zones, qui permettent de cibler des adaptations physiologiques précises.

Ces zones sont définies en fonction de la fréquence cardiaque maximale (FCmax), de la vitesse maximale aérobie (VMA) ou de la puissance (PMA, pour les sports comme le cyclisme).


Zone 1 : Endurance fondamentale


  • Intensité : 50–65 % FCmax | 55–65 % VMA

  • Sensation : respiration facile, on peut parler sans difficulté.

  • Objectif physiologique : amélioration de la filière aérobie de base (utilisation des graisses comme carburant, capillarisation musculaire, efficacité cardiaque).

  • Utilisation : footing de récupération, échauffement, longues sorties lentes.


Zone 2 : Endurance active


  • Intensité : 65–75 % FCmax | 65–75 % VMA

  • Sensation : respiration plus soutenue, mais conversation possible par phrases courtes.

  • Objectif physiologique : amélioration de la capacité aérobie, augmentation du volume d’entraînement utile.

  • Utilisation : sorties longues, travail d’endurance spécifique, préparation marathon.


Zone 3 : Seuil aérobie / anaérobie


  • Intensité : 75–85 % FCmax | 80–90 % VMA

  • Sensation : effort soutenu, difficile de parler.

  • Objectif physiologique : amélioration du seuil anaérobie (point à partir duquel l’accumulation de lactate devient significative), meilleure tolérance à l’effort prolongé.

  • Utilisation : séances de tempo, blocs au seuil, préparation aux compétitions d’endurance (10 km, semi-marathon, triathlon).


Zone 4 : Intensité élevée / seuil lactique


  • Intensité : 85–92 % FCmax | 90–100 % VMA

  • Sensation : effort intense, parler devient quasi impossible.

  • Objectif physiologique : repousser le seuil lactique, améliorer la capacité à tenir une allure rapide longtemps.

  • Utilisation : fractionné long (ex : 6 × 1000 m), travail spécifique pour le 5 km – 10 km.


Zone 5 : Travail de la VO₂max


  • Intensité : 92–100 % FCmax | 100–120 % VMA

  • Sensation : effort maximal, soutenable seulement quelques minutes.

  • Objectif physiologique : développement de la VO₂max (capacité maximale d’utilisation de l’oxygène), amélioration du transport et de l’utilisation de l’oxygène par les muscles.

  • Utilisation : fractionné court (200 m, 400 m, 800 m), séances très intenses avec récupération complète.


En résumé


Travailler dans différentes zones d’intensité permet de progresser de manière équilibrée :

  • Zones 1–2 → construire l’endurance de base

  • Zone 3 → améliorer le seuil et la capacité à soutenir l’effort

  • Zones 4–5 → booster la vitesse et la VO₂max


Le secret n’est pas de tout faire vite, mais d’alterner intelligemment les intensités pour obtenir des adaptations physiologiques complémentaires.



 
 
 

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